Kiki de Montparnasse

Durant les années folles, tous se retrouvaient autour d’expositions et de soirées folles: celles de la baronne d’Oettingen, du bal négre avec Youki et surtout avec Kiki, reine de ces soirées.

Cette jolie brune volcanique, au sourire éclatant s’appelait en réalité Alice Prin. Sa beauté et sa gentillesse en firent la coqueluche des artistes désargentés. Elle avait débuté en chantant à la terrasse de la Rotonde et dans une boîte à la mode, le Jockey.
De nombreux peintres la prirent comme modèle: Modigliani, Soutine, Picasso, Foujita, Derain…Parmi tous ses amants, Man Ray, le photographe cinéaste américain l’immortalisa sur pellicule dans un court métrage de 1928, appelé
« l’étoile de mer » d’après un poéme de Robert Desnos.
On venait de loin pour la voir et l’entendre, sa photo faisait la une des magazines, elle avait tout: argent, bijoux, fourrures, voitures. Quand survint la Seconde Guerre Mondiale, Kiki de Montparnasse vit la fin de sa gloire, puis la tragédie de la décrépitude. Elle bascula dans la misére, allant d’un café à l’autre, de table en table, pour faire les lignes de la main. Alcoolique et droguée, elle mourut en 1953, emportant avec elle le souvenir d’une immense richesse et de la gloire passée de Montparnasse. Seul Foujita, assista à son enterrement au cimetière de Thiais.
D’après L’Histoire en ligne- Le quartier Montparnasse.